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Norme du groupe de traitement des eaux usées

Oct 09, 2025

1. Introduction : Une étape importante dans la gestion de l'eau

Le 9 octobre marque une date importante dans les efforts continus de la Chine pour renforcer son cadre de protection de l'environnement, notamment dans le domaine crucial de la gestion de l'eau. Ce jour-là, trois normes collectives essentielles, officiellement publiées par la Chinese Society for Urban Studies (CSUS), sont entrées pleinement en vigueur. Ces normes représentent une démarche concertée pour relever le défi complexe et émergent des « nouveaux polluants » dans le cycle urbain de l'eau. Leur mise en œuvre apporte une clarification technique indispensable ainsi qu'une approche standardisée aux municipalités, aux agences environnementales et aux acteurs industriels, comblant ainsi une lacune cruciale dans le paysage réglementaire et technique existant. Ce développement n'est pas un événement isolé, mais une composante clé d'une stratégie nationale plus vaste visant à protéger les ressources en eau, à promouvoir une réutilisation durable de l'eau et à préserver la santé publique et l'intégrité écologique face aux risques potentiels posés par ces contaminants souvent négligés.

2. Analyse approfondie des trois normes

Les trois normes forment un ensemble cohérent et complémentaire d'outils techniques, chacune ciblant une étape spécifique de la gestion des nouveaux polluants.

2.1. « Lignes directrices pour l'établissement de facteurs d'émission de nouveaux polluants dans les stations d'épuration urbaines (STEP) »

Cette norme comble un manque fondamental en matière de données. Un « facteur d'émission » est une métrique essentielle qui quantifie la quantité d'un polluant rejeté par unité d'activité. Avant cette directive, il n'existait pas de méthodologie unifiée permettant aux STEP d'établir des facteurs d'émission fiables pour les nouveaux polluants. Cette norme fournit un cadre systématique pour la surveillance, l'échantillonnage, l'analyse des données et le calcul. Elle guide STEP aux opérateurs sur la manière de déterminer avec précision la concentration et la charge totale de nouveaux polluants spécifiques dans leur effluent entrant et, surtout, dans leur effluent final. Cela permet une compréhension précise de l'efficacité d'élimination des procédés de traitement existants ainsi que de la contribution absolue en émissions de l'usine au milieu récepteur. Les données produites sont indispensables à l'établissement d'inventaires d'émissions précis, qui constituent la base du contrôle réglementaire, des systèmes de redevances pour pollution et de la fixation de normes technologiques pour les effluents. Cela permet aux stations d'épuration de passer d'une simple mesure de paramètres conventionnels comme le COD et le BOD à un rôle de site sentinelle pour le suivi d'un éventail plus large de menaces chimiques.

2.2. « Lignes directrices pour le criblage des nouveaux polluants à prioriser dans les environnements aquatiques urbains »

Face à des milliers de polluants potentiels nouveaux, allant des produits pharmaceutiques et des produits de soins personnels aux produits chimiques perturbateurs endocriniens et aux microplastiques, les régulateurs et gestionnaires de l'eau ont besoin d'une méthode scientifiquement solide pour identifier les substances nécessitant une attention et des ressources immédiates. Cette norme fournit précisément cela : un cadre de priorisation fondé sur les risques. Elle décrit un processus de criblage multicritères qui évalue les polluants selon leurs propriétés intrinsèques de dangerosité (par exemple, la toxicité, la persistance, le potentiel de bioaccumulation) ainsi que leur potentiel d'exposition dans l'environnement aquatique urbain (par exemple, concentration détectée, volume d'utilisation, devenir environnemental). En appliquant cette ligne directrice, les autorités environnementales peuvent passer d'une posture réactive à une approche proactive. Elles peuvent ainsi identifier systématiquement et établir une liste dynamique de « polluants prioritaires » pour leur région spécifique, permettant une surveillance ciblée, des recherches, et au final le développement de stratégies de maîtrise pour les substances les plus préoccupantes en premier lieu. Cela garantit que les ressources financières et techniques limitées sont allouées pour faire face aux risques les plus significatifs.

2.3. le secteur privé "Normes de qualité de l'eau pour les nouveaux polluants dans les eaux usées urbaines"

Cette norme soutient directement la politique nationale de promotion de la réutilisation de l'eau, une stratégie clé pour atténuer la pénurie d'eau dans de nombreuses villes chinoises. Bien que l'eau recyclée soit très bénéfique pour des usages non potables tels que l'irrigation des espaces verts, la chasse d'eau des toilettes et le réapprovisionnement des rivières et lacs urbains, la présence de nouveaux polluants présente des risques potentiels pour la santé écologique (par exemple, en affectant la vie aquatique) et pour la santé humaine (par exemple, par contact accidentel ou inhalation d'aérosols). Cette norme établit des valeurs limites scientifiquement fondées et basées sur la santé pour un ensemble de nouveaux polluants clés présents dans l'eau recyclée destinée à ces usages. Elle fournit une référence claire et contraignante en matière de sécurité, permettant aux services de l'eau et aux promoteurs de projets d'étendre les initiatives de réutilisation de l'eau tout en garantissant la sécurité publique et environnementale. Cette norme constitue un levier essentiel pour l'économie circulaire dans la gestion de l'eau urbaine, transformant les eaux usées d'un produit résiduaire en une ressource sûre et précieuse.

3. Le contexte général et son importance

L'élaboration de ces normes constitue une réponse directe au « Plan d'action national pour le contrôle des nouveaux polluants » et s'inscrit dans le cadre de l'initiative « Chine belle ». Elle traduit des objectifs politiques ambitieux en protocoles techniques applicables sur le terrain. Depuis longtemps, la gestion des nouveaux polluants était entravée par un manque de données de surveillance, des méthodologies d'évaluation des risques peu claires, et l'absence de normes spécifiques relatives aux rejets ou à la réutilisation. Ce trio de normes démantèle systématiquement ces obstacles. Il fournit une base technique essentielle pour l'ensemble du cycle de vie de la gestion des nouveaux polluants : depuis l'identification et la priorisation (Guide de criblage), jusqu'à la quantification et la caractérisation des sources (Guide des facteurs d'émission), puis enfin vers la gestion des risques et une utilisation sécurisée (Normes de qualité de l'eau de réutilisation).

4. Difficultés de mise en œuvre et perspectives futures

La mise en œuvre de ces normes devra inévitablement relever des défis, notamment le besoin de capacités analytiques avancées, de personnel qualifié et d'investissements importants dans les infrastructures de surveillance. Toutefois, leur déploiement constitue une étape cruciale initiale. Elles stimuleront l'innovation technologique dans les domaines de la surveillance environnementale et des procédés de traitement des eaux usées, favoriseront le développement d'une industrie spécialisée dans les services environnementaux et renforceront considérablement la capacité des systèmes urbains d'eau à gérer les risques chimiques complexes. À mesure que les données s'accumuleront et que la compréhension scientifique s'approfondira, ces normes par groupe devraient évoluer, pouvant ainsi influencer l'élaboration de normes nationales plus complètes à l'avenir.

5. Conclusion

En conclusion, la mise en œuvre de ces trois normes de groupe le 9 octobre constitue un événement marquant. Elle signifie que la stratégie chinoise de gestion de l'eau devient plus sophistiquée, précise et tournée vers l'avenir. En fournissant une voie technique claire pour lutter contre les nouveaux polluants, ces normes permettent à toutes les parties prenantes d'agir concrètement. Elles représentent un élément essentiel pour protéger les précieuses ressources en eau de la Chine, garantir la sécurité des projets de réutilisation de l'eau et, en définitive, contribuer à la santé de ses écosystèmes et de ses citoyens. Cette démarche renforce le rôle de la recherche scientifique et des pratiques normalisées comme fondement de la gouvernance environnementale moderne.

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